Près de deux ans après avoir porté le maillot bleu pour la dernière fois, Victor Wembanyama (2,24 m, 22 ans) fait son retour en équipe de France. L’intérieur des San Antonio Spurs, qui avait manqué le premier rassemblement estival à cause d’un calendrier texan prolongé jusqu’à la finale de la NBA, retrouve l’atmosphère des rassemblements pour une série de quatre matchs.
Les deux premiers seront des matchs « amicaux » contre la Serbie. À trois jours de son premier affrontement contre l’équipe de Nikola Jokić, le jeune Français a discuté de ses retrouvailles avec l’équipe nationale, désormais dirigée par un nouveau sélectionneur. Comme l’a rapporté notre confrère Sami Sadik, rien ne semble entacher son plaisir ni sa tranquillité.
« On est tous un peu nouveaux »
Étant absent depuis un moment, Victor Wembanyama n’a jamais joué sous la houlette de Frédéric Fauthoux. Cependant, il affirme n’avoir rencontré aucune difficulté pour retrouver ses repères. Le prodige a balayé les éventuels doutes d’un geste.
« Non, pas du tout [difficile], on est un peu tous nouveaux, Freddy aussi est relativement nouveau. Evan [Fournier] vient de revenir. Ce n’est pas difficile: quand on regarde le groupe, j’ai joué contre ou avec quasiment tout le monde »
Pour lui, cette période de fin août est surtout l’occasion de « poser les bases » avec le nouveau staff et ses coéquipiers. C’est un investissement nécessaire avant les échéances du Mondial 2027 et des JO 2028.
« Chaque match compte vraiment »
L’intérieur des Spurs, après une saison NBA exceptionnelle couronnée par un titre de Défenseur de l’année à l’unanimité, n’a jamais caché que représenter son pays a une signification particulière. Pour lui, c’est la rareté des compétitions internationales qui en fait toute la richesse.
« Le maillot bleu est plus fort parce qu’il se porte sur des échéances beaucoup plus courtes, l’intensité d’une édition des JO, c’est une histoire de semaines, donc ce sont des choses qui se jouent dans le moment présent. Il y a très peu de matchs dans une carrière internationale, chacun compte vraiment »
. Cela contraste avec les 82 matchs de saison régulière aux États-Unis, ce qui l’empêche de participer aux fenêtres de qualification tout au long de l’année.
Retrouver la ferveur française à Orléans et Bercy
Après avoir vibré lors des Jeux de Paris 2024, Wembanyama est impatient de jouer devant le public français, que ce soit à l’Arena CO’Met d’Orléans ou à l’Accor Arena de Paris. « Je suis très content, j’ai hâte du match à Bercy (le 27 août contre la Slovénie), et celui de dimanche à Orléans (contre la Serbie), de voir comment le public a évolué », a-t-il déclaré, soulignant que le basket continue de progresser en France.
Bien que Victor Wembanyama retrouve son partenaire Evan Fournier, qui a été couronné champion d’Europe avec l’Olympiakos et dont il espère secrètement un retour en NBA à ses côtés, l’équipe de France devra faire sans plusieurs joueurs clés. Guerschon Yabusele, Bilal Coulibaly et Zaccharie Risacher ne seront pas présents en raison d’obligations personnelles.
Les Bleus débuteront leur marathon de quatre matchs en quinze jours par un déplacement à Belgrade ce jeudi, suivi d’une revanche à Orléans dimanche prochain. La suite intégrera les qualifications pour la Coupe du Monde 2027 au Qatar, avec un match contre une Slovénie affaiblie, privée de Luka Dončić, puis un déplacement en Suède.









