Depuis l’élimination de l’ASVEL en quart de finale des playoffs contre Cholet, il y a moins de trois mois, la situation du club de Villeurbanne semble avoir pris une tournure dramatique. La perception générale est que l’ASVEL a connu plusieurs étés en un, tant les changements ont été rapides.
Le faste de juin, lorsque le club a attiré des recrues de renom grâce à ses financements ambitieux, est désormais révolu. Les stars, qui étaient pressenties pour faire briller l’équipe, ont quitté le navire aussi rapidement qu’elles étaient arrivées, se dispersant aux quatre coins de l’Europe. Ces départs sont le résultat du refus d’homologation par la DNCCG du budget de 59 millions d’euros, en raison de l’absence de garanties d’un fonds d’investissement malaisien.
« Mon coaching staff n’a pas à subir ce qui s’est passé! »
Philippe Ausseur, président de la LNB, a déclaré début août.
« Il y a eu une piste malaisienne qui s’est refermée, alors que Tony Parker croyait fermement à sa réalisation. Le budget de 59-60 millions ne pouvait tenir que si ce partenaire malaisien était au rendez-vous. Il y a probablement eu un peu de précipitation pour dire que c’était acté. Ce qui s’est produit relève d’un excès d’optimisme et d’une volonté d’anticiper certaines opérations avant qu’elles ne soient totalement sécurisées. Tony Parker est ambitieux et cherche à faire grandir son club, mais il a peut-être agi avec un peu trop de précipitation dans la conclusion de certains contrats. Cependant, je ne pense pas qu’il ait eu l’intention de tromper qui que ce soit. »
Le retour à la réalité a été à la fois brutal et nécessaire. La réduction du budget de 59 à 24 millions d’euros représente un coup dur pour les ambitions du club et affecte sa crédibilité. Néanmoins, ce chiffre demeure suffisant pour élaborer un plan B solide, car l’ASVEL n’avait jamais bénéficié d’un budget aussi important dans son histoire. Le recrutement finalisé le week-end dernier est prometteur, avec Patty Mills en tête d’affiche, une belle option de secours.
Dans ce contexte tendu, le coach Tony Parker a également contribué aux ajustements financiers. Prévu pour recevoir un salaire record dépassant le million d’euros, il a annoncé à L’Équipe qu’il avait choisi de réduire ses émoluments de cinq fois.
Ce qu’il gagnait en… six jours en 2016/17 avec les Spurs!
En effet, il percevra environ 200 000 euros pour l’ensemble de la saison, soit ce qu’il touchait en moins d’une semaine à l’apogée de sa carrière (15,4 millions de dollars en 2016/17 avec les Spurs!).
Ce geste de solidarité permettra à Tony Parker de conserver une large partie de son staff, avec Vincent Collet en tête, à l’exception de Guillaume Soares, qui devait être le coordinateur défensif adjoint. « Il est important que tout mon coaching staff soit là. Il n’a pas à subir ce qui s’est passé », a-t-il justifié dans les colonnes de L’Équipe.
Malgré les difficultés financières, Tony Parker a-t-il réussi à constituer l’effectif le plus attrayant de la Betclic ÉLITE?









