Malgré une victoire lors de leur premier match officiel de la saison, T.J. Parker affichait un visage particulièrement abattu à l’issue de la demi-finale de SuperCoupe, où son équipe a triomphé face à l’ASVEL. En plus d’une adresse insuffisante, il a dû faire face à une très mauvaise nouvelle : la possible blessure de son intérieur Darius Hannah (2,06 m, 24 ans), qui pourrait le priver de la saison entière. Cette situation préoccupante a bien sûr été mise en avant lors de sa conférence de presse, où il a également analysé la performance de sa Chorale.
Quel est votre sentiment immédiat après cette qualification pour la finale de la SuperCoupe?
T.J. Parker: Bon, avant de parler de quoi que ce soit, ce n’est pas vraiment une victoire pour nous ce soir parce qu’on perd notre pivot titulaire [Darius Hannah (2,06 m, 24 ans), ndlr.], et peut-être pour la saison. C’est un très très gros coup dur. Un joueur comme lui, c’est très dur à trouver. Je suis vraiment triste pour lui. En espérant… on verra. Mais à 99 % de chance, c’est pour la saison et c’est vraiment dur pour nous. C’est un coup dur, vraiment un très gros coup dur.
« Je n’ai pas envie de m’avancer mais je suis quasiment sûr que ce sont les croisés… »
Concernant le match en lui-même, Parker a exprimé un avis mitigé, en particulier sur l’hommage rendu à Tony Parker en début de rencontre.
En ce qui concerne le match en soi, il a déclaré : « Non, c’était top. Surtout l’hommage du début, parce qu’on sait ce que Tony, encore une fois, a fait pour le basket français en tant que joueur. Maintenant, il démarre sa carrière de coach et j’espère qu’elle sera aussi exceptionnelle que celle qu’il a eue comme joueur. Je pense que lorsqu’ils auront leur roster à 100 %, ils vont travailler un petit peu et ils auront une belle équipe, mais ça va prendre du temps. Ce n’est jamais facile avec une équipe, et surtout quand tu changes tous les ans de roster — je connais beaucoup cette situation parce que j’y étais —, ce n’est pas facile à mettre en place, ça prend du temps. Donc ils ont besoin de temps.
Parker a également été interrogé sur la performance de son équipe par rapport à l’ASVEL.
On n’a pas mis un tir! Pas d’adresse. Pas d’adresse à 3-points, pas d’adresse aux lancers francs, 21 balles perdues et on gagne un match de basket! On a gagné avec notre identité: la défense. On a été costaud dans ce domaine, on a haussé le ton dès le début, sans tricher. C’aurait été une catastrophe si Tremont Waters avait mis le dernier tir, alors que nous avons mené tout le long…
Nous avons trouvé la solution sur temps-mort avec Darius Johnson pour aller sur les lancers. On voulait rater le deuxième mais c’est tellement dur de le faire. J’en demande peut-être trop (sourire). Darius est le meneur que j’ai choisi dès le début. J’ai flashé sur lui. J’ai vu du Chris Jones en lui. C’est le genre de meneur qui joue des deux côtés du terrain. Son point fort c’est la défense. C’est très solide. Il a montré qui il est et ça ne fera que progresser.
En ce qui concerne la défense de son équipe, il a reconnu quelques imperfections.
T.J. Parker: Sauf une action, pardon! Quand Patty Mills sort des écrans, on switch automatiquement avec tout le monde, et là Dylan [Affo Mama] oublie en tête de raquette… Mais sinon, je vais en demander un peu trop peut-être, mais voilà, c’est comme ça que je suis et ils le savent. L’autre côté du terrain, c’est un peu pour eux: en attaque, je donne beaucoup de liberté, mais en défense, c’est pour moi. La défense, c’est la priorité numéro 1 pour moi parce que c’est ça qui gagne des titres… Euh! Je ne dis pas qu’on va gagner des titres, mais c’est ce principe qui fait gagner.
« La SuperCoupe est un trophée que je n’ai pas encore donc on va essayer d’agrandir la collection. Arriver en finale pour le club c’est top, au vu de là où je l’ai pris l’hiver dernier… On a changé beaucoup de choses, je suis content pour les supporters et les sponsors qui nous suivent et nous voient remporter un derby! »
Enfin, il a été question de son approche tactique face à son homologue.
Connais pas (sourire). Non mais je respecte le métier de coach. Je ne suis pas le coach qui va regarder en face et essayer d’avoir… Moi je me focus sur mon équipe. Je ne fais pas attention à qui est en face, c’est comme ça que je suis. Je sais que c’était mon frère, mais voilà, on s’est vus avant le match, on s’est serré la main, « Bonne chance à toi », et puis après moi je reste coach de la Chorale de Roanne et je m’occupe de mon équipe.
Depuis Paris, Roland-Garros…









