Au cours de cet été, le nombre de joueurs français en NBA a diminué, avec cinq d’entre eux quittant la ligue (Guerschon Yabusele, Olivier Sarr, Nicolas Batum, Killian Hayes, Adama Bal) et aucune nouvelle recrue pour compenser cette perte, que ce soit par le biais de la Draft ou autrement. Cependant, au début de la période de free agency, un joueur de renom, Sylvain Francisco, aurait pu faire le voyage vers les États-Unis, comme il l’a expliqué le samedi 22 août, lors du rassemblement des Bleus à Orléans.
« Au moins 5 ou 6 équipes »
Récemment nommé dans la All-EuroLeague First Team après avoir connu sa meilleure saison avec plus de 16 points et 6 passes décisives en moyenne, le meneur parisien est sans conteste à l’apogée de sa carrière. Il a progressivement gravi les échelons depuis la Pro B pour devenir l’un des meilleurs joueurs du continent. Ses performances remarquables ont suscité de nombreuses sollicitations cet été. Bien que ce soit le Panathinaïkos qui ait remporté la mise au détriment de l’ASVEL, l’intérêt pour lui était également fort de l’autre côté de l’Atlantique.
Francisco a déclaré.
« Oui, en NBA, il y a eu des ouvertures, au moins cinq ou six équipes, beaucoup sur des contrats garantis de deux ans. »
Il n’a donc pas reçu d’offre de contrat two-way ou d’invitation pour la Summer League, qu’il aurait probablement refusée, à l’instar de Nadir Hifi, mais bien des contrats garantis. Les franchises ne font pas d’offres de ce type à tout le monde, et Francisco a tout à fait mérité cette opportunité à 28 ans. Les Chicago Bulls, qui viennent de laisser partir son futur coéquipier en Grèce, Guerschon Yabusele, étaient notamment intéressés. Cependant, un facteur a perturbé les négociations : la free agency de… LeBron James.
« J’étais un peu saoulé »
De nombreuses franchises attendaient ce premier grand domino au cours des trois premières semaines de la free agency. Francisco, lui, était contraint par le temps. Ce n’est qu’après la signature surprise de “LBJ” aux Sixers, cinq jours plus tard, qu’il a officiellement signé avec le Panathinaïkos, car la porte vers la NBA s’était fermée. L’été 2026 a été marqué par d’importants mouvements en NBA, mais cela ne lui a pas été favorable.
« Tout le monde attendait la décision de LeBron. Or, ma deadline c’était jusqu’au 20 juillet (pour activer sa clause de départ de l’ASVEL) et LeBron a signé… quatre jours après. Donc, c’est là où toutes les équipes ont vraiment commencé à transférer des joueurs, faire plus d’échanges. C’est dommage. »
Le Français exprime une frustration légitime d’avoir manqué l’opportunité de rejoindre la grande ligue américaine, pour un problème de timing qui échappait à son contrôle. « J’étais un peu saoulé, énervé on va dire. » Il devra patienter pour réaliser son rêve d’enfance de jouer en NBA, ayant signé pour trois saisons avec le club grec, bien qu’il soit probable qu’une clause NBA soit incluse. Pour l’instant, on peut seulement imaginer quel impact son jeu de “feu-follet” aurait dans un style de jeu américain offensif et dynamique.
Sylvain Francisco jouera-t-il un jour en NBA ?









