La Chorale de Roanne bénéficiera d’un large soutien populaire pour l’une des rencontres marquantes de ce début de saison. Le club a annoncé que le match contre le Paris Basketball se déroulera à guichets fermés, avec plus de 5 000 fans attendus dans les tribunes de la Halle André-Vacheresse.
Une Halle Vacheresse comble pour le défi parisien
Cet engouement coïncide avec le retour des hommes de T.J. Parker sur leur terre après une absence de plus de trois semaines sans match de Betclic ELITE devant leur public. Éloignés de leur salle en raison de l’Open Auvergne-Rhône-Alpes de tennis, les Roannais ont enchaîné deux déplacements, se soldant par des défaites contre l’ASVEL (96-77) et Strasbourg (72-70).
Face à la SIG, la Chorale a frôlé la victoire qui aurait pu confirmer ses ambitions. Elle est désormais impatiente de retrouver son public pour tenter de surprendre une équipe engagée en EuroLeague.
Ce match revêt également un goût de revanche. Le 20 septembre dernier, Roanne et Paris s’étaient déjà affrontés en finale de la Supercoupe LNB, à Roland-Garros. Après avoir tenu tête au cours de la première période, les joueurs de Roanne avaient finalement été battus par les Parisiens (59-81).
Roanne cherche à se relancer, Paris veut préserver son invincibilité
Il y a un enjeu comptable important pour les deux équipes lors de cette cinquième journée.
Avec deux victoires et deux défaites, la Chorale affiche un bilan équilibré après quatre matchs. Un succès contre Paris lui permettrait de retrouver une dynamique positive après deux revers consécutifs, portant son bilan à trois victoires en cinq journées.
De son côté, le Paris Basketball réalise un début de saison sans faute. Avec quatre victoires en autant de rencontres, le club de la capitale figure parmi les équipes invaincues de Betclic ELITE. Les Parisiens ont notamment dominé Strasbourg et Boulazac, en s’imposant également lors de matchs plus disputés, notamment au Mans sur un tir au buzzer et contre Nancy.
Cependant, un contraste important se dessine entre les compétitions disputées par Paris. Alors que les joueurs de la capitale affichent un bilan parfait sur le plan national, ils rencontrent plus de difficultés en EuroLeague, avec six défaites lors de leurs sept premiers matchs.
La réception de Valence, vendredi (défaite 93/103), suivie d’un déplacement à Dubaï prévu mardi prochain, alourdit également le calendrier des Parisiens. Roanne tentera de tirer parti de cette succession de matchs pour déstabiliser son adversaire.
Le collectif roannais face à la puissance offensive de Paris
Sur le plan sportif, les deux équipes présentent des caractéristiques distinctes.
Paris possède une attaque qui inscrit en moyenne 92,2 points par match en Betclic ELITE, contre 80,2 pour Roanne. En revanche, les Parisiens encaissent 83,2 points par match, contre 82,5 pour les Choraliens.
Le danger parisien repose sur plusieurs joueurs capables de peser offensivement. Nadir Hifi demeure l’une des principales menaces grâce à sa capacité à créer son tir et à marquer dans diverses situations. Toutefois, l’international français est absent des parquets depuis le 11 octobre en raison d’une blessure à la cheville. Sa participation au match contre la Chorale n’est pas encore confirmée.
Tyson Etienne et Allan Dokossi sont également à surveiller dans l’effectif chargé de Paris.
Côté roannais, T.J. Parker devra s’appuyer sur Darius Johnson, troisième meilleur scoreur du championnat, ainsi que sur une prestation collective plus régulière que lors des dernières sorties. La courte défaite à Strasbourg a montré que la Chorale pouvait rivaliser, mais a également souligné que certaines erreurs peuvent lui coûter cher dans les moments cruciaux.
Pour espérer faire tomber Paris, Roanne devra limiter ses pertes de balle, contrôler le rythme du jeu et éviter de laisser les visiteurs développer leur offensive.
Un mois après leur affrontement en Supercoupe, les deux équipes se retrouvent dans un contexte différent. Cette fois, la Chorale pourra compter sur le soutien d’une Halle Vacheresse pleine, avec l’ambition de réaliser son premier gros coup de la saison face à un adversaire encore invaincu en championnat.









