Pauline Astier et les Bleues, vice-championnes du monde, visent de nouveaux objectifs

« Encore plus de motivation pour la suite » pour Pauline Astier et les Bleues, vice-championnes du monde 2026

Rayonnante après avoir décroché une médaille d’argent mémorable lors de la Coupe du monde, Pauline Astier, âgée de 24 ans et mesurant 1,79 m, entre dans les annales de l’histoire à l’issue de sa seconde campagne internationale. Un an après la déception de l’EuroBasket, la joueuse du New York Liberty a contribué au parcours impressionnant des Bleues à Berlin, qui s’est terminé par une défaite en finale face aux Américaines, notamment Jackie Young et Chelsea Gray.

Cependant, elle savoure ce nouveau statut de vice-championne du monde, qu’elle obtient lors de sa première participation : « Vraiment c’est super, je suis très contente ». Au-delà des résultats positifs de cette aventure, elle perçoit également des opportunités d’apprentissage.

« Apprendre dans la défaite » après « 15 jours intenses »

Écartée des Jeux Olympiques de Paris 2024, la meneuse tricolore a disputé en Allemagne sa toute première compétition mondiale senior. « C’est compliqué de réaliser parce que tout s’est enchaîné super vite », confie-t-elle en dressant un premier bilan. « Mais je suis vraiment fière de ce qu’on a pu faire avec cette équipe, cette belle équipe. Maintenant, nous avons encore plus envie d’aller chercher la plus belle des médailles. Nous sortons quand même satisfaites de ces 15 jours assez intenses ».

Confrontée à la puissance de l’équipe américaine et à l’intensité du duo Jackie Young – Chelsea Gray, la ligne arrière française a pris conscience du chemin ardu à parcourir pour rivaliser avec les tenantes du titre. Une défaite perçue comme constructive selon Pauline Astier.

« On dit souvent qu’on apprend dans la défaite, et je pense que c’est vrai. En finale, elles ont mis beaucoup plus d’intensité que nous dans certains moments du match, et c’est ce qui nous a causé du tort. Bien sûr, nous aurions préféré la plus belle des médailles, mais cela va nous donner encore plus de motivation pour la suite. Parce que ce ne sera pas notre dernière finale, j’espère. »

« Très à l’aise » dans un groupe « en confiance »

Le succès du groupe s’explique aussi par l’impact de sa capitaine, Gabby Williams. Élue meilleure défenseuse du tournoi et membre du cinq majeur, la native du Nevada a su faire preuve d’un leadership libérateur pour ses coéquipières, sans céder à la sur-confiance. « Gab a vachement ramené ça », souligne Pauline Astier. « Son premier message était qu’elle avait confiance en toutes les filles qui étaient dans cette équipe. C’est super important quand on rentre sur le terrain. Nous avons envie de donner le meilleur de nous-mêmes, même si cela implique de faire des erreurs. Tout le monde en fait, même les meilleures joueuses. Mais tout le monde reste derrière à pousser quoi qu’il arrive, ça change les choses ».

Intégrée avec succès au groupe tricolore, Pauline Astier a bénéficié de repères solides. Au sein d’une équipe composée de joueuses côtoyées en sélections jeunes, ainsi que de Marine Johannès, avec qui elle évolue au New York Liberty, l’environnement de complicité qui l’entoure a facilité son expression durant cette quinzaine : « Je me suis sentie très à l’aise, pour prendre un peu plus la parole sur le terrain quand il le fallait ou en dehors dans le groupe ». Désormais, sa progression passera par la continuité : « Travailler ensemble, avoir encore plus d’expérience ensemble, partager énormément de moments que ce soit en dehors ou sur le terrain ».

En attendant de se projeter vers l’EuroBasket 2027, l’ancienne Berruyère doit retourner à son quotidien en WNBA après un très court répit. En plus de Marine Johannès et Marine Fauthoux, elle retrouvera notamment Breanna Stewart, qui a éliminé les Bleues et qui a été désignée MVP du mondial. « S’il y a besoin, je lui parlerai un peu sur le terrain », plaisante-t-elle. Elle rappelle également la chance d’évoluer à un niveau international : « Nous avons des métiers-passion qui nous permettent de vivre une expérience extraordinaire avec l’équipe de France. Même si nous aurions aimé souffler un petit peu ».

Son retour en WNBA attendra mardi, le temps de savourer une dernière soirée avec l’équipe de France, avant de reprendre l’avion après une nuit à Paris.

Depuis Paris, XV° arrondissement…