Villeneuve-d’Ascq, après un début de saison difficile avec un bilan de 1 victoire pour 3 défaites, a décidé d’agir face à l’absence prolongée de Liatu King, sa recrue de la WNBA. King, qui devait rejoindre l’équipe au début d’octobre, souffre d’une blessure au genou et suit un traitement à Minneapolis. Cela a conduit le club à rompre son contrat, comme l’indique La Voix du Nord.
En attendant l’arrivée de Bria Hartley, qui a récemment intégré l’équipe, Villeneuve-d’Ascq a choisi de recruter une nouvelle joueuse étrangère. Hartley a même assisté à la victoire de ses coéquipières en EuroCup contre l’équipe tchèque de Brandys, avec un score de 92 à 51.
Une joueuse déterminée
Maxime Bezin a donc porté son choix sur Ndjakalenga Mwenentanda, une joueuse de 1,88 mètre âgée de 22 ans, qui a également évolué en WNBA mais qui n’a pas encore eu l’occasion de jouer en Europe. Contrairement à Liatu King, qui avait été performante en Turquie la saison dernière avec une évaluation moyenne de 31,6.
Son ancien entraîneur à l’université, Shea Ralph, a loué ses qualités en déclarant.
« Ce que j’aime chez Ndjakalenga, c’est qu’elle pense juste à gagner. Peu importe qu’elle tire ou même qu’elle touche le ballon, elle va au rebond, elle défend, elle court à fond : elle fait tout ce qu’on lui demande parce qu’elle veut contribuer à la victoire. Certaines joueuses brillent davantage, mais il faut aussi celles qui acceptent le travail de l’ombre, celui qui ne se voit pas toujours sous les projecteurs. Ndjakalenga est l’exemple parfait de ce genre de joueuse. »
Des débuts en WNBA
Née d’une ancienne basketteuse olympique qui a représenté le Zaïre, aujourd’hui République Démocratique du Congo, lors des Jeux Olympiques de 1996, Ndjakalenga a récemment obtenu son diplôme de l’université de Vanderbilt. Elle a également participé à un Final Four NCAA avec Texas l’année dernière. Au cours de ces dernières semaines, elle a eu l’occasion de côtoyer Janelle Salaün, une autre figure de l’ESBVA.
Elle a découvert le monde professionnel cette année en rejoignant Golden State. Bien qu’elle n’ait pas été draftée, elle a signé avec les Valkyries pour le camp d’entraînement, avant d’être coupée puis rappelée à la suite de la grossesse d’Iliana Rupert, qui ne pourra pas jouer cette saison.
Expérience en France
Au sein de l’équipe des Sparks, où évolue son idole Candace Parker, Ndjakalenga a fait deux apparitions en WNBA, enregistrant en moyenne 4,5 points et 3,5 rebonds en 16 minutes. Bien qu’elle ait été remerciée, elle a ensuite déménagé à Los Angeles à la fin du mois d’août.
Alors qu’elle pourrait devenir championne WNBA par procuration si les Valkyries remportent la finale contre Las Vegas, Ndjakalenga Mwenentanda est arrivée à Roissy ce jeudi midi, selon La Voix du Nord. Ce retour en France marque une nouvelle étape pour elle, après avoir participé à un match NCAA délocalisé à Paris en novembre 2025. Elle avait d’ailleurs déclaré précédemment que son expérience à Paris avait renforcé son désir de jouer à l’étranger, un souhait désormais réalisé grâce à Villeneuve-d’Ascq.









