La saison 2025-2026 avait été la plus réussie de sa carrière professionnelle avant qu’elle ne s’arrête brutalement. Après avoir retrouvé Nanterre aux côtés de Julien Mahé, avec qui il avait connu le succès à Saint-Quentin, Mathis Dossou-Yovo (2,06 m, 25 ans) avait franchi une nouvelle étape avant qu’une blessure au pied ne l’oblige à faire une pause.
Quelques mois plus tard, le joueur français effectue son retour, cette fois-ci avec l’ASVEL. Ce club avait déjà été mentionné plus tôt dans l’intersaison avant que d’autres options ne se présentent. Désormais installé à Lyon, le futur papa, marié à l’internationale française Iliana Rupert, a l’intention de bénéficier d’un rôle significatif pour continuer sa progression.
« La blessure, c’est vraiment du passé »
Mathis Dossou-Yovo aborde son état de santé avec confiance. Contrairement à ce qui avait été envisagé, il n’a pas eu besoin de subir une opération chirurgicale.
« Je n’ai pas eu d’opération, je n’ai pas eu d’intervention chirurgicale. Maintenant, ça va. Ma blessure, c’est du passé, c’est fini. »
Son retour est cependant encadré par le staff de Villeurbanne. L’objectif est d’éviter de précipiter son retour en septembre, afin de lui permettre de traverser la saison entière sans rechute.
« Je prends vraiment le temps de me remettre bien, de remuscler tout ce qu’il y a à remuscler, de retrouver le rythme et de remettre de l’appui sur ma jambe. Je suis revenu à 100 %. Pour l’instant, c’est aménagé petit à petit. Le but, c’est que toute la saison se passe bien. »
Une intersaison longue avant de rejoindre l’ASVEL
La définition de son avenir a pris du temps. L’ASVEL avait déjà manifesté son intérêt pour lui plus tôt cet été, avant que d’autres opportunités ne soient explorées. Une attente qu’il avait anticipée.
« Évidemment, on préfère quand c’est fait très tôt. Mais je savais que c’était potentiellement une possibilité que ça prenne un peu plus de temps. J’ai eu différents contacts avec différentes équipes pendant l’été et à la fin de l’été. Aujourd’hui, je suis à l’ASVEL et je suis très content. »
Cette fois-ci, le joueur de Châteauroux arrive avec l’ambition d’occuper une véritable place dans la rotation intérieure.
« Je pense qu’on a un effectif vraiment complémentaire. On est tous différents à chaque poste et chacun aura un rôle important dans ce puzzle qu’on essaie de construire. Moi, je vais essayer d’amener le meilleur Mathis possible à l’ASVEL, meilleur que l’année dernière. »
C’est un défi majeur pour un joueur qui a déjà goûté à l’EuroLeague avec Paris en 2024-2025, sans toutefois réussir à s’y établir pleinement lors de la seconde moitié de la saison.
« Être efficace et faire briller les coéquipiers »
A 25 ans, Mathis Dossou-Yovo ne se contente plus d’une progression individuelle. Il aspire à devenir un intérieur capable d’apporter une réelle contribution à une équipe cherchant à gagner des trophées.
« L’évolution d’un joueur, c’est gagner en justesse, progresser techniquement, tactiquement, physiquement, faire le moins d’erreurs possible. Être ce gars qui peut être efficace, mais qui est aussi capable de faire briller les coéquipiers à ses côtés. C’est vraiment l’axe de progression sur lequel j’ai mis le focus. »
Son arrivée à Villeurbanne lui offre également l’opportunité de travailler sous la direction de Tony Parker, dont il apprécie déjà l’engagement dans ses nouvelles fonctions.
« C’est un coach qui a joué au basket et qui a côtoyé le très haut niveau. Il sait ce que c’est. C’est un coach ambitieux. Il a vraiment préparé son projet, mis plein de choses en place et il est à 100 % focus sur ce qu’il fait. Ça se ressent au quotidien. »
« Il y a quatre trophées à aller chercher »
Malgré un effectif remanié, l’équipe affiche un discours collectif ambitieux. Pour Dossou-Yovo, porter le maillot de l’ASVEL signifie nécessairement jouer pour gagner.
« Quand on vient à l’ASVEL, on sait que dans les championnats nationaux, il faut être compétitif. Au-delà de ça, il y a quatre trophées à aller chercher. L’objectif, c’est d’en gagner le maximum possible. Personne ne s’en cache: l’objectif d’un club comme l’ASVEL, c’est de gagner des titres. »
Cette même ambition est présente sur le plan européen.
« On veut être une équipe compétitive parce qu’on peut l’être. On a de très bons éléments. On veut gagner un maximum de matchs et voir où ça nous mènera. »
Apprendre des vétérans et transmettre aux plus jeunes
Au sein de l’équipe, Dossou-Yovo apprécie déjà la proximité avec des joueurs expérimentés tels que Patty Mills (1,88 m, 38 ans) ou Joel Bolomboy (2,04 m, 32 ans). Au-delà de leur parcours, c’est leur attitude quotidienne qui l’a marqué.
« La première chose qu’on voit, ce sont les relations humaines. Ce sont des gars qui ne se prennent pas la tête, qui sont humbles et qui sont là pour le même objectif que nous. Ensuite, sur le terrain, leur longévité se transmet par plein de choses: leur éthique de travail, la manière dont ils prennent soin de leur corps, leur expérience pour gérer beaucoup de matchs. »
Parallèlement, l’ancien joueur de Chalon-sur-Saône, Saint-Quentin ou Nanterre commence également à jouer un rôle de mentor pour les plus jeunes.
« Je sais ce que c’est d’être un jeune joueur français. C’est dur de passer de jeune joueur français à joueur français. J’ai à cœur de partager mon expérience et de les aider parce que le basket, c’est cool et que c’est beau de pouvoir en faire son métier. »
Bientôt papa: « Un boost de motivation supplémentaire »
Cette nouvelle saison coïncide avec un moment significatif de sa vie personnelle. Mathis Dossou-Yovo s’apprête à devenir père avec sa femme, Iliana Rupert.
« Hier, j’avais l’impression que j’avais 17 ans, que je commençais à Chalon-sur-Saône en sortant de l’INSEP, et aujourd’hui je vais être papa. »
Installé à Lyon avec sa famille, il prend conscience du chemin parcouru.
« On se rend compte qu’il y a des choses beaucoup plus importantes que le basket, avec ma vie de famille dans un premier temps. Devenir parent, c’est quelque chose de fort. Ça va évidemment me donner un boost de motivation supplémentaire. J’ai hâte de voir ce que ça va apporter à mon jeu et à ma motivation au quotidien. »
Son quotidien s’intensifie un peu plus ce mercredi, car l’ASVEL démarre les entraînements complets ce jour-là, à 10 jours du premier grand événement de l’année, la SuperCoupe LNB.









