Considéré comme un sérieux prétendant pour atteindre les finales de la WNBA, le New York Liberty a connu une nouvelle désillusion ce vendredi 9 octobre. En proie à des blessures, notamment celle de Satou Sabally et à l’absence prolongée de Sabrina Ionescu avant la pause du Mondial, l’équipe de New York a vu son parcours en playoffs s’achever abruptement par un score de 3 à 0 contre les Atlanta Dream.
Au cours de cette saison particulièrement éprouvante à New York, le rôle de Marine Johannès a été teinté d’incertitude. Bien qu’elle ait montré sa capacité à évoluer dans le cinq majeur avec un record personnel au début du mois d’août, le temps de jeu de la Normande a diminué au fil des semaines, jusqu’à ne disputer que 4 minutes lors du match contre Atlanta. Cette saison, sans conteste difficile, a été commentée par la joueuse juste après l’élimination de son équipe.
Un bilan d’une saison instable
« Ça a été une saison difficile, avec de nombreux hauts et bas », a reconnu l’arrière tricolore lors d’une conférence de presse après le match. Confronté à des problèmes de santé à répétition touchant des joueurs clés comme Satou Sabally, absente depuis plusieurs semaines, le Liberty a eu du mal à trouver son rythme.
Cette instabilité collective a eu un impact direct sur le statut et l’utilisation quotidienne de la Française.
« C’était compliqué de trouver le bon équilibre avec toutes ces variations de rôles, entre être titulaire ou entrer en jeu depuis le banc avec un temps de jeu fluctuant. La quête d’une véritable régularité a été un défi pour l’ensemble de l’équipe »
Malgré ces difficultés, Marine Johannès a démontré durant l’été qu’elle pouvait causer de réels dégâts lorsqu’elle bénéficiait d’une responsabilité offensive. Sa performance marquante avec 27 points, dont 7 tirs à trois points réussis, contre les Las Vegas Aces début août en est un bel exemple. Cependant, lors de ces playoffs, son influence dans le système new-yorkais a considérablement diminué.
Après deux apparitions très limitées lors des premiers matchs face au Dream (9 puis 3 minutes), l’internationale française n’a joué que 4 minutes lors du troisième match décisif (83-85). Malgré cette relégation progressive, la Normande a su garder la tête haute et s’est investie dans son quotidien. « Je pense que je n’ai pas abandonné », a-t-elle exprimé avec fierté. « Je suis venue chaque jour, j’ai travaillé, je me suis entraînée… Je n’ai pas du tout été paresseuse, et je suis fière de moi pour ne pas avoir abandonné ».
Un entourage solide pour tenir le cap
Pour surmonter cette période difficile durant une saison éprouvante et prolongée, la native de Lisieux a pu compter sur des soutiens solides en dehors des terrains. Cela inclut le contingent français présent dans le vestiaire new-yorkais. « La présence de Marine [Fauthoux] et Pauline [Astier] a beaucoup changé les choses par rapport à la saison dernière », a-t-elle souligné, tout en évoquant ses échanges fréquents avec Gabby Williams et son recours à des









