À la suite des révélations concernant des actes de violence physique et psychologique subis par des nouveaux arrivants au Pôle France, les institutions concernées ont décidé de prendre la parole. Le mercredi 16 septembre, l’INSEP ainsi que la Fédération Française de Basketball (FFBB) ont publié un communiqué commun, reconnaissant la gravité des faits rapportés et annonçant des mesures conservatoires, tout en saisissant la justice. Toutefois, ils n’ont pas fourni de détails supplémentaires concernant les incidents ou les personnes impliquées.
Des mesures strictes face à la situation alarmante
Les actes de bizutage survenus à l’internat de l’INSEP dans la nuit du 13 au 14 septembre ont entraîné une réaction immédiate. Des jeunes plus âgés ont infligé des coups aux nouveaux arrivants. En réponse à ces événements graves, l’INSEP et la FFBB ont indiqué avoir été informées de « faits d’une particulière gravité, susceptibles de relever de violences et de pratiques de bizutage ».
Pour mettre un terme à cette situation préoccupante et protéger les victimes, l’INSEP a mis en place des « mesures conservatoires d’éloignement à l’encontre de plusieurs pensionnaires mineurs identifiés ». Cela a conduit à l’exclusion temporaire de certains jeunes du Pôle. Cette démarche vise à permettre la réalisation d’une « enquête administrative » interne pour établir les faits et déterminer les responsabilités. La FFBB s’engage à « engager, au regard des éléments établis par l’enquête, toutes les procédures relevant de sa compétence ».
Signalement au procureur et soutien aux victimes
Souhaitant répondre judiciairement à cette affaire, l’instance fédérale a décidé de signaler la situation. Alain Contensoux, directeur technique national, et Jean-Pierre Hunckler, président de la FFBB, ont « procédé à un signalement auprès du procureur de la République au titre de l’article 40 du Code de procédure pénale ».
Ce texte de loi stipule que « toute autorité constituée, tout officier public ou fonctionnaire qui, dans l’exercice de ses fonctions, acquiert la connaissance d’un crime ou d’un délit, est tenu d’en donner avis sans délai au procureur de la République et de transmettre à ce magistrat tous les renseignements, procès-verbaux et actes qui y sont relatifs ». Il appartient désormais aux autorités administratives et judiciaires de déterminer les suites pénales à donner à cette affaire.
Sur le plan humain, la FFBB a exprimé son intention de travailler en étroite collaboration avec l’INSEP afin d’apporter un soutien aux victimes, qu’elles soient touchées physiquement ou psychologiquement.
« La FFBB a informé les familles des polistes et leur a proposé des dispositifs d’accompagnement, notamment psychologique. »
Tolérance zéro envers les pratiques nuisibles
Face aux abus signalés, les instances ont affirmé leur position avec fermeté sur le comportement de leurs futurs professionnels.
« La FFBB rappelle avec la plus grande fermeté qu’aucune tradition, aucun rite d’intégration ni aucune logique de groupe ne peuvent justifier des actes humiliants, dégradants ou violents. Les pratiques de bizutage sont interdites et susceptibles de constituer une infraction pénale. »
Cette réaction institutionnelle, ainsi que l’exclusion temporaire des joueurs concernés, a conduit à la suspension des activités sportives. La rencontre de NM1 prévue entre le Pôle France (qui a été relégué en Poule A) et Berck, initialement programmée pour ce week-end, a été officiellement « reportée à une date ultérieure ». En effet, le Pôle France aurait dû jouer sans ses huit exclus des générations 2009 et 2010, qui étaient censés prendre la tête de l’équipe cette saison après le départ de ceux de 2008.
(BeBasket a choisi de ne pas divulguer l’identité des joueurs concernés par ces procédures disciplinaires, ceux-ci étant mineurs.)









