LeBron James, drafté en 2003, a fait ses débuts dans une NBA très différente de celle d’aujourd’hui. Lors d’un épisode de son podcast « Mind The Game » avec Steve Nash, il a partagé ses souvenirs de ses débuts dans la ligue et les nombreuses transformations qu’il a observées au fil des ans.
Une NBA centrée sur les intérieurs en 2003
À son arrivée, les rôles sur le terrain étaient bien définis, laissant peu de place à l’improvisation. Les joueurs qui dominaient à l’époque ne sont pas les mêmes que ceux d’aujourd’hui. Les pivots, comme Shaquille O’Neal, Kevin Garnett ou Tim Duncan, imposaient leur présence physique sur le terrain.
« Le jeu était évidemment beaucoup plus lent quand je suis arrivé. […] À l’époque, on jouait avec un meneur, un arrière, un ailier, un ailier fort et un pivot. Le basket sans position fixe n’existait pas encore quand je suis arrivé en NBA »,
a déclaré LeBron James.
Les équipes s’appuyaient sur des joueurs capables de dominer physiquement. LeBron se souvient particulièrement de ses premiers matches contre les Kings, qui avaient des joueurs d’élite à chaque poste.
« Il n’y avait pas de si ni de mais quant à la position de chacun. C’était simple : si le pivot est au milieu, il est en retrait. Le meneur remonte le ballon. Les ailiers se déplacent sur les côtés »,
a-t-il ajouté.
Un changement de jeu grâce à Stephen Curry et aux Warriors
La première décennie des années 2010 a marqué un tournant. L’importance du tir à trois points a considérablement augmenté, tandis que le rythme et l’espacement sont devenus cruciaux.
LeBron attribue en partie cette transformation à l’émergence de joueurs qui ont bousculé les normes de l’époque.
« Il y a eu l’émergence de Steph Curry. Il y a eu Russell Westbrook et Kevin Durant. […] La ligue a commencé à évoluer un peu en termes de vitesse »,
a-t-il observé.
Les joueurs physiques deviennent rares
Le King a également souligné l’impact des équipes de Phoenix, dirigées par Mike D’Antoni avec Steve Nash en meneur, qui ont contribué à accélérer le jeu. Cette évolution a modifié les attentes physiques des joueurs. Désormais, les athlètes de grande taille peuvent réussir sans avoir nécessairement la masse musculaire des pivots d’autrefois.
« On peut mesurer 2,11 m et peser 100 kg et s’en sortir dans notre ligue, car maintenant que les règles changent, il y a plus d’espace, plus de rythme, et le niveau technique s’élève encore »,
a expliqué le quadruple MVP.
À 41 ans, LeBron mise sur sa passion
Malgré son physique exceptionnel, LeBron James sait qu’à 41 ans, ses aptitudes seules ne suffisent plus à le maintenir au sommet. L’ancien joueur des Lakers mise désormais sur sa passion pour le basket, sa préparation physique, et une gestion plus stratégique de ses efforts.
Lors d’un match le 28 octobre contre les Pacers, après une interception, le meilleur marqueur de l’histoire de la NBA a choisi de ne pas forcer une action face au rookie Jalen Slawson, évitant ainsi une collision risquée.
« Il y a cinq ou quatre ans, j’aurais probablement foncé »,
a admis LeBron James.
Ainsi, bien que son physique soit en déclin, le natif d’Akron continue de se réinventer pour perdurer dans une ligue qu’il a lui-même contribué à transformer.









