Le Panathinaikos a remporté un match décisif lors de la 10e journée d’EuroLeague. Ce mercredi 4 novembre, à Madrid, les hommes de Zeljko Obradovic ont triomphé après un temps supplémentaire, s’imposant 112-115 dans une rencontre riche en points. Sylvain Francisco, avec 19 points, et Mathias Lessort, auteur de 20 points, ont joué un rôle clé dans ce succès, tandis que Kendrick Nunn a brillé dans le dernier quart-temps. Grâce à cette victoire, le club athénien affiche un bilan de huit victoires pour deux défaites, conservant ainsi une position élevée au classement, alors que le Real Madrid, sans Théo Maledon, tombe à 6-4.
Francisco et Lessort, moteurs du Panathinaikos
Dès le début de la rencontre à la Movistar Arena, le Panathinaikos a pris l’ascendant. Sylvain Francisco a rapidement inscrit deux tirs à trois points, permettant aux visiteurs de prendre un avantage précoce (4-13), ce qui a poussé Pedro Martinez à demander un temps mort. À la fin du premier quart-temps, les Grecs menaient de six points (18-24) et ont même creusé l’écart à quinze points dans le deuxième quart (28-43).
Mathias Lessort, très efficace sous le panier, a posé des soucis à la défense madrilène. Il a conclu la rencontre avec 20 points, 8/10 aux tirs, 9 rebonds, 5 passes décisives et 2 interceptions, pour une évaluation de 30 en 31 minutes. Son association avec Francisco a été déterminante pour permettre au Panathinaikos de trouver des solutions offensives, tant en jeu collectif qu’à travers les pénétrations du meneur français.
Quant à Francisco, il a enregistré 19 points avec une réussite de 7/13 aux tirs, dont 4/10 à trois points, ainsi que 3 rebonds et 4 passes décisives en 28 minutes. Bien que sa performance ait été intéressante, ses 5 balles perdues ont parfois perturbé le rythme du jeu athénien.
Malgré un retard de 15 points, le Real Madrid n’a jamais abandonné. Menés par Andres Feliz, les Espagnols ont terminé la première mi-temps sur un 20-8, réduisant l’écart à trois points à la pause (48-51).
Kendrick Nunn brille dans le dernier quart-temps et la prolongation
À la reprise, le Panathinaikos a repris un avantage de 8 points (55-63), mais a de nouveau subi la réaction des Madrilènes. Le Real Madrid a brièvement pris l’avantage dans le troisième quart-temps, mais les visiteurs ont conservé un léger avantage avant le dernier acte (73-74).
C’est à ce moment que Kendrick Nunn a fait la différence. L’arrière américain, qui avait inscrit seulement 8 points jusqu’alors, a flambé en marquant 23 points dans le quatrième quart-temps et 25 en fin de match, y compris la prolongation. Il a terminé meilleur marqueur du match avec 33 points, réalisant un impressionnant 11/13 aux tirs, dont 3/5 à trois points, ainsi qu’un parfait 8/8 aux lancers francs.
Son duel avec Alberto Abalde, qui a marqué 23 points dont 12 sur quatre tirs primés, a rendu la fin de la rencontre palpitante. Alors que le Panathinaikos semblait avoir pris le dessus avec un écart de sept points (90-97), le Real Madrid a encore une fois réagi. Deux lancers francs de Nunn ont permis aux Grecs de mener de deux points à 7,4 secondes de la fin, mais Andres Feliz a égalisé lors de la dernière possession (101-101).
En prolongation, Mathias Lessort a pris le relais de son coéquipier Nunn. Présent dans la raquette et précieux dans les moments décisifs, le Français a contribué à assurer la victoire du Panathinaikos (112-115).
Un Real Madrid affaibli, Maledon absent et Luwawu-Cabarrot discret
Malgré plusieurs absences notables, le Real Madrid a produit une performance offensive de haut niveau. Privé de ses meneurs Théo Maledon et Facundo Campazzo, le club espagnol a pu compter sur Andres Feliz, qui a inscrit un record personnel en EuroLeague avec 27 points et 6 passes décisives. Alberto Abalde a également atteint son record de points dans la compétition avec 23 unités, tandis que Damian Jones a ajouté 15 points sans rater un tir (6/6).
Côté français, les joueurs du Real Madrid ont été moins en vue que leurs homologues du Panathinaikos. Timothé Luwawu-Cabarrot, titulaire, a terminé avec seulement 4 points à 1/7 aux tirs, dont 0/4 à trois points, ainsi qu’une passe décisive en 20 minutes. Malgré le temps de jeu accordé par Pedro Martinez, l’ailier international n’a pas réussi à se montrer décisif. Olivier Sarr a quant à lui très peu joué, inscrivant 2 points et prenant un rebond en seulement 2 minutes et 28 secondes sur le terrain.
En face, Guerschon Yabusele a contribué avec 6 points et 4 rebonds en 21 minutes pour son retour à Madrid, tandis que Moustapha Fall n’a pas été utilisé.
Le Panathinaikos confirme sa domination face au Real Madrid
Avec cette victoire, le Panathinaikos porte son bilan à 8-2 et enchaîne un quatrième succès consécutif contre le Real Madrid. Les Athéniens ont su se démarquer grâce à une adresse remarquable à deux points (25/29, soit 86,2 %) et à une domination au rebond (37 prises contre 25).
De son côté, le Real Madrid voit sa série de six victoires consécutives se terminer. Malgré ses 112 points inscrits et un excellent 27/39 à deux points, le club espagnol n’a pas su contenir les dernières initiatives de Kendrick Nunn et Mathias Lessort.









