Le match de ce soir offre plusieurs interprétations. Perdre contre le Real Madrid ne constitue pas un échec, même si le score final (111-92) laisse un goût amer.
Tony Parker ‘satisfait’ de l’effort fourni
Cependant, l’écart de 19 points ne reflète pas complètement la réalité du match. L’ASVEL a longtemps rivalisé avec les Merengues, réussissant à égaliser à 71-71 à la 29e minute.
“Je suis très fier de mon équipe, satisfait de l’effort fourni, c’était un bon match”, a déclaré Tony Parker.
Ce constat est d’autant plus impressionnant compte tenu des circonstances. En effet, Villeurbanne a dû se passer de ses trois meilleurs joueurs lors de ce déplacement à Madrid. Patty Mills, Tremont Waters et Jae Crowder n’ont pas été de la partie, tout comme Juhann Begarin.
Tyty Washington signe un match marquant
Malgré cette situation difficile, même si l’absence de Mills et Waters n’aurait pas nécessairement renforcé la défense (111 points encaissés), l’ASVEL a donné le meilleur d’elle-même. Edwin Jackson a performé comme dans les années 2010, avec 13 points et 6 passes décisives, tandis que TyTy Washington a réalisé son meilleur match en Europe, affichant une évaluation de 24. De plus, le jeune Lorenz Sanz a fait ses débuts en EuroLeague avec 70 secondes de jeu à seulement 17 ans, évoluant dans l’un des plus grands clubs du continent.
Pour le prochain match de samedi, chez un autre club historique, Limoges, Tony Parker pourra s’appuyer sur les belles séquences observées après la mi-temps. Ses joueurs ont réussi à réduire l’écart à 16 points face au Real Madrid (64-48 à la 21e minute), même si cela a été fait de manière un peu trop désinvolte, selon son coach Pedro Martinez.
Andres Feliz en grande forme face à son idole TP
Malheureusement, l’ASVEL n’a pas réussi à maintenir cet effort, et une défense de zone n’a pas pu limiter la performance exceptionnelle d’Andres Feliz. Ce dernier a inscrit 26 points avec un impressionnant 8/11 à trois points.
“Je pense qu’on manquait de jus à la fin”, souffle TP. “On a réalisé un super troisième quart-temps, mais Feliz a réussi des tirs décisifs en fin de match. On a essayé plusieurs stratégies.”
Malgré tout, cela n’a pas suffi, pas même les encouragements du meneur légendaire des Spurs, qui est visiblement très respecté par le Dominicain.“Je lui ai demandé s’il allait finir par rater un tir, mais il m’a répondu qu’il jouait contre son idole (lui-même, ndlr)”
, a confié l’entraîneur rhodanien lors de la conférence de presse, affichant un sourire.“Maintenant, je comprends pourquoi il a réussi huit tirs à trois points.”
Maledon brille, TLC peine toujours
Du côté du Real Madrid, qui a retrouvé l’équilibre avec un bilan de 3 victoires et 3 défaites après trois revers initiaux, les deux joueurs français ont poursuivi sur leur lancée respective.
D’un côté, Théo Maledon, qui est presque devenu le leader de l’équipe espagnole. Face à son premier club professionnel, le Normand s’est encore illustré avec 16 points à 6/9, 5 rebonds et 9 passes décisives.
De l’autre, Timothé Luwawu-Cabarrot peine à s’imposer avec le Real. Loin de son rendement de Baskonia, l’ancien joueur antibois continue de chercher ses repères. Il affiche des statistiques de 2/14 sur la semaine en EuroLeague, dont 1/7 seulement, comme mardi à Milan, mais cette fois en seulement 8 minutes…









