L’AS Monaco réagit après un nouveau refus d’engagement en Betclic ÉLITE

L’AS Monaco s’explique suite à son nouveau refus d’engagement en Betclic ÉLITE : « Nous avons manqué de temps »

Après avoir remporté leur titre de champion de France le 23 juin, les joueurs de l’AS Monaco ont exprimé des regrets quant à l’absence de caméras pour immortaliser leur saison, semblant faire écho à l’été tumultueux vécu en coulisses par le club princier.

Une décision toujours non notifiée au club

Alors que les espoirs de sauvetage de l’AS Monaco semblaient se solidifier, allant de l’optimisme de l’avocat Xavier Le Cerf-Galle lundi à la conviction du président de la ligue vendredi matin, la Roca Team a fait face à l’impensable lors de son audience devant la Chambre d’Appel de la FFBB vendredi soir. En raison de pièces manquantes dans le dossier, le club a essuyé un nouveau refus d’engagement en Betclic ÉLITE, le second en moins d’un mois.

La décision a été communiquée vers 12h30 par la Fédération, un timing qui a surpris le représentant monégasque.

« J’aurais apprécié que la FFBB évite de communiquer en plein week-end sur une décision qui n’est pas encore notifiée », a déclaré Xavier Le Cerf-Galle.

Des documents manquants

Au bord du gouffre, l’AS Monaco envisagerait toutes les options, y compris celle d’un nouveau plan de reprise, avec le tribunal administratif comme dernier recours. Le club a affirmé être prêt à contester cette décision devant le CNOSF pour obtenir l’autorisation d’évoluer en Betclic ÉLITE.

Que s’est-il passé vendredi à 18 heures pour provoquer un tel retournement de situation ? Les hypothèses abondent, tout comme les démentis. La seule version officielle de la FFBB évoque l’absence de documents justificatifs requis.

« Un projet de reprise très complexe »

Xavier Le Cerf-Galle, l’avocat du club, est tenu au secret professionnel et se limite à évoquer un problème de timing.

« Nous avons manqué de temps », déclare-t-il. « Un projet de reprise de cette envergure, avec des contraintes de droit international et un audit préalable obligatoire des deux parties, est d’une grande complexité. Normalement, il faut entre trois et six mois pour mener à bien ce processus. Nous avons travaillé jour et nuit, effectuant un travail colossal. Cependant, l’horloge ne s’arrête pas malgré la compréhension des autorités sportives. Il n’y a personne à blâmer. »

Le club garde espoir

Le délai habituel pour une audience de conciliation devant le CNOSF étant de trois semaines, la suite de la procédure pourrait-elle permettre à l’ASM de finaliser son plan de reprise ?

« L’AS Monaco n’a pas dit son dernier mot et nous continuons à travailler d’arrache-pied », insiste Xavier Le Cerf-Galle. « Monaco est l’une des plus belles marques du continent. Elle a contribué à remplir les salles de ses adversaires avec ses joueurs d’exception et à compléter leur budget avec la Luxury Tax. Avec des autorités bienveillantes, passionnées de sports et attentives à la promotion du sport français, Monaco a pleinement sa place en Betclic ÉLITE. »

Malheureusement, la situation actuelle ne le permet pas, et le club ne figure même pas en ÉLITE 2. Après avoir réalisé un quadruplé historique dans le championnat de France, l’AS Monaco semble devoir céder son siège à Saint-Quentin, qui pourrait être repêché.