« Quand on a déjà gravi l’Everest, on se dit qu’on peut le refaire », s’enthousiasme Julien Desbottes, président de la JL Bourg, dans les colonnes du Progrès. Cinq mois après avoir remporté le titre, la JL Bourg commence sa défense en EuroCup, ce mercredi sur le terrain de Naples à 20 heures, sans ressentir d’amertume après avoir décliné l’EuroLeague.
De nombreux enjeux économiques ont freiné le club de l’Ain dans cette démarche, malgré son succès lors du printemps 2026. Bourg-en-Bresse n’a jamais été un acteur majeur sur le plan financier dans cette compétition, et la « bulle spéculative » qui a suivi la transformation du paysage européen a entraîné une forte hausse des budgets des équipes candidates à l’EuroLeague franchisée ou au projet NBA Europe.
Un écart grandissant, y compris en EuroCup
En conséquence, la JL Bourg s’est vue devancée par plusieurs concurrents en matière de budget, même en EuroCup. Des clubs tels que l’Aris et le PAOK Salonique, Bahçeşehir, l’Hapoël Jérusalem, Buducnost Podgorica, Londres, Naples, ainsi que les nouvelles équipes de Rome disposent de ressources financières supérieures à celles du club français.
« Pour plusieurs de ces équipes, les salaires nets des joueurs varient désormais entre 5 et 10 millions d’euros », nous a confié François Lamy, fin août, alors que la masse salariale de Bourg-en-Bresse se situe autour de 1,6 million d’euros nets cette année, soit un peu plus de 2 millions d’euros bruts.
Le manager général sportif de la JL Bourg a précisé dans L’Équipe.
« C’est la première année où je perçois une telle inflation salariale entre les clubs qui recrutent des joueurs expérimentés et ceux qui doivent faire preuve d’innovation. Nous ne sommes pas favoris. Nous devrions avoir un budget entre le 16e et le 24e sur 32. Atteindre les huitièmes de finale serait une belle performance (NDLR : le format de la compétition a évolué avec quatre groupes de huit et quatre qualifiés pour la phase finale, avec des séries au meilleur des trois matchs) et aller plus loin serait impressionnant »
Un budget de 8,3 millions d’euros pour 2026-2027
Lors de la saison précédente, la JL Bourg a dépassé les 9 millions d’euros de budget, une augmentation liée à son parcours européen. Cependant, son budget prévisionnel pour l’exercice 2025-2026 était de 8,1 millions d’euros et, selon Julien Desbottes, toujours dans le Progrès, celui-ci devrait rester stable, atteignant 8,3 millions d’euros pour la saison 2026-2027.
Ce montant devrait permettre au club de l’Ain de se hisser sur le podium de la Betclic ELITE, en raison de l’effondrement de Monaco, mais il demeure très inférieur à ceux des clubs grecs, turcs, espagnols et même italiens. Cinq de leurs représentants en EuroCup dépassent les finances de Bourg, selon une enquête de Sportweek, le supplément de La Gazzetta dello Sport : Derthona Tortona (14,5 millions), Roma SPQR (12 millions), Reyer Venezia (11 millions), Maxima Roma (10 millions) et Napoli Basketball (10 millions).
Quelles ambitions ?
Cependant, la JL Bourg reste le champion en titre. Bien qu’aucun club n’ait réussi à conserver son titre en EuroCup moderne, on peut penser que Frédéric Fauthoux souhaiterait, pour sa dernière saison comme entraîneur avant de se concentrer uniquement sur l’équipe de France, conclure sur une note positive.
« Nous devons être à la hauteur des quarts de finale en EuroCup, où le niveau a considérablement augmenté, tout en visant plus haut. L’objectif est également de retrouver les demi-finales du championnat de France »
, a déjà fixé son président dans le même quotidien. La compétition ne fait que commencer.









