Joan Beringer : une année charnière pour le jeune intérieur des Timberwolves

Timberwolves : L’année de l’explosion pour Joan Beringer ?

Joan Beringer, choisi en 17e position lors de la Draft NBA 2025, a rejoint les Timberwolves du Minnesota. Son intégration a nécessité un temps d’adaptation, surtout en raison de son expérience limitée au niveau professionnel. Lors de sa saison rookie, il a participé à 40 rencontres de saison régulière, totalisant seulement 314 minutes de jeu, tout en continuant sa progression en G League.

Un an plus tard, le paysage a changé de manière significative. Julius Randle (Nets) et Naz Reid (2,06 m, 26 ans) (Hornets), qui avaient un rôle clé dans la raquette de Minnesota, ont quitté l’équipe. Cela place Beringer comme l’un des soutiens principaux de Rudy Gobert dans la peinture.

Joan Beringer, arrivé en NBA à l’âge de 18 ans, avait une expérience professionnelle limitée, après une saison unique à l’Olimpia Ljubljana et quatre années de basketball organisé. Minnesota a donc choisi de ne pas presser son développement. L’ancien joueur du club slovène a partagé son premier exercice entre quelques apparitions chez les Timberwolves, le banc et la G League.

Cette période d’apprentissage lui a permis de travailler quotidiennement aux côtés de Rudy Gobert (2,16 m, 34 ans). Quatre fois désigné meilleur défenseur de l’année en NBA, Gobert représente une référence idéale pour Beringer, dont le potentiel se manifeste surtout par sa mobilité, sa capacité à protéger le cercle et ses qualités défensives.

Son apprentissage n’a pas été limité au terrain. En arrivant aux États-Unis à 18 ans, Beringer a bénéficié du soutien d’un compatriote qui a également dû effectuer cette transition. En effet, Gobert a rejoint la NBA en 2013 en provenance de Cholet.

Une montée en puissance attendue à Minnesota

Pour sa deuxième année, Joan Beringer (2,10 m, 19 ans) devrait voir ses responsabilités accroître. Étant donné les départs dans le secteur intérieur des Timberwolves, il serait logique de le voir devenir le remplaçant attitré de Gobert. De plus, l’ancien joueur de la SIG pourrait être intégré ponctuellement dans le cinq majeur lorsque le pivot des Bleus sera au repos ou indisponible.

Statistiques prometteuses et attentes élevées

Ses statistiques, calculées sur 36 minutes lors de sa saison rookie, montrent une moyenne de 10,5 rebonds et 3,0 contres. Cela met en avant son potentiel dans un rôle défensif plus prononcé. Sa dernière apparition en saison régulière a également permis d’apercevoir son véritable potentiel dans la grande ligue. Lorsqu’il a été titularisé alors que plusieurs cadres de l’équipe d’Anthony Edwards étaient laissés au repos, il a marqué 24 points et capté 13 rebonds, ce qui reste à ce jour son match de référence dans l’Association.

Minnesota a investi son 17e choix de Draft sur un joueur dont la marge de progression semblait encore importante. Après une première année essentiellement consacrée à son développement et une performance marquante lors de la dernière Summer League (18 points, 12 rebonds et 4 contres pour son unique match dans cette compétition), les Timberwolves devraient maintenant pouvoir évaluer Beringer dans des conditions différentes, notamment aux côtés de LaMelo Ball (2,01 m, 24 ans), qui a rejoint l’équipe dans le cadre du transfert de Naz Reid.

S’il est en mesure de jouer, il serait logique de penser que l’intérieur tricolore profitera des passes lobées et de la vision du jeu de son nouveau meneur pour obtenir des paniers faciles. Alors que le roster actuel des finalistes de conférence 2024 et 2025 ne compte, en dehors de Rudy Gobert, que l’Australien Rocco Zikarsky au poste de pivot, les espoirs sont de mise pour Joan Beringer.

Les débuts de sa saison sophomore en NBA seront scrutés de près le 21 octobre prochain sur le parquet du Heat, face à Giannis Antetokounmpo.