Hugo Besson (1,95 m, 25 ans) s’apprête à faire ses débuts en EuroLeague. Après avoir fait son retour en France cet été en intégrant l’ASVEL, le combo-guard va participer à son premier match dans la compétition ce jeudi 24 septembre face au Maccabi Tel Aviv. Trois ans après son passage aux Metropolitans 92 aux côtés de Victor Wembanyama, le joueur originaire du Var retrouve ainsi la Betclic ÉLITE avec un nouveau statut et de nouvelles ambitions.
« L’EuroLeague se présente à moi »
Après plusieurs expériences à l’étranger, dont deux saisons en Turquie avec la Basketball Champions League, Hugo Besson souhaitait désormais franchir un cap. Son objectif était clair : atteindre l’EuroLeague.
« J’étais parti en Turquie justement pour essayer d’arriver en EuroLeague, le but c’était de passer les étapes une par une. Et finalement l’EuroLeague s’est présentée à moi avec l’ASVEL donc je pense que c’est une superbe opportunité. »
Il a fallu attendre la conclusion d’un mercato agité pour que cette opportunité se réalise. Cela témoigne de la confiance de Tony Parker, que l’ancien joueur de Saint-Quentin compte bien honorer sur le terrain.
« Il m’a recruté pour que je sois moi-même, que je joue mon jeu », déclare le scoreur en parlant de son nouveau coach. Cet appel de Tony Parker n’était finalement pas totalement surprenant, car le joueur avait déjà eu des échanges avec l’ASVEL avant son départ pour l’Australie.
Après quelques semaines sous la direction de l’ancien meneur des Spurs, Besson constate déjà une proximité avec ses coéquipiers.
« On voit que c’est un coach qui a joué. Il ressent ce que les joueurs ressentent sur le terrain. »
Des visages familiers à Villeurbanne
Malgré une préparation perturbée par l’arrivée tardive de nombreux joueurs, Hugo Besson affiche sa confiance quant à la mise en place du nouveau groupe à Villeurbanne.
« Il y a une bonne alchimie entre nous, on s’entend bien. On est quasiment tous nouveaux ici, donc c’est sûr que ça prend du temps, mais je pense qu’on est sur la bonne voie. »
Ce manque de vécu collectif s’est particulièrement fait sentir lors de la SuperCoupe de France, où l’équipe a été battue de deux points par Roanne (83-81). Tony Parker a estimé après le match que son équipe avait « un mois et demi de retard ».
Cependant, Hugo Besson n’arrive pas complètement en terrain inconnu. Il retrouve Mathis Dossou-Yovo, avec qui il a partagé ses débuts à Chalon, ainsi que Tremont Waters, son ancien coéquipier aux Metropolitans 92. Vincent Collet, qui entraînait déjà Besson à l’époque des Mets, fait également partie du staff de Tony Parker.
Trois années à l’étranger pour grandir
Son dernier passage dans le championnat de France avait été frustrant. Touché par des blessures, Hugo Besson n’avait joué que 12 matchs avec les Metropolitans 92 lors de la saison 2022-2023. Trois ans plus tard, il revient avec plus d’expérience et de maturité.
« Humainement, ça m’a déjà beaucoup appris d’être l’étranger dans une équipe. Il y a beaucoup de pression, et quand ça ne va pas, on est le premier vers qui on se tourne. Je n’avais pas le choix que de performer à tous les matchs, et ça m’a vraiment fait grandir. »
Cette expérience pourrait lui être bénéfique dans une saison où l’ASVEL sera particulièrement observée. Le club de Villeurbanne repart avec de grandes ambitions sous la direction de Tony Parker, après un été mouvementé.
« Monaco a disparu, en plus, on a le plus gros budget et Tony comme coach donc forcément on est attendus au tournant », admet Hugo Besson.
À 25 ans, il est conscient des attentes qui l’entourent en Betclic ÉLITE. L’EuroLeague, en revanche, représente un nouveau défi à relever. Après la défaite en SuperCoupe, le Français se projette déjà sur ce premier match.
« Je découvre la compétition, je vais tout donner, jouer mon jeu, faire ce dont l’équipe a besoin. »
Cette nouvelle étape dans la carrière d’Hugo Besson est marquée par son ambition de défendre « ce club prestigieux et ramener le plus de titres possible ».









