À l’approche du début de sa nouvelle saison, l’EuroLeague a annoncé une refonte significative de ses règles de jeu, qui entreront en vigueur pour la saison 2026/27, tant en EuroLeague qu’en EuroCup et en SuperCoupe EuroLeague. L’intention est évidente : améliorer le déroulement des matchs, clarifier les décisions arbitrales et renforcer les sanctions contre les comportements antisportifs et dangereux. L’année précédente, les modifications portaient principalement sur l’arbitrage vidéo. Voici un aperçu des principaux changements et ajustements stratégiques à retenir.
Le communiqué complet contenant la liste exhaustive des modifications pour 2026/27 est disponible ici.
Clarification du tir et protection du tireur
La définition de l’acte de tir représente un des éléments clés de ces modifications. À partir de maintenant, lors d’un tir en suspension ou en mouvement, l’acte de tir commence exactement au moment où le joueur élève le ballon en déplaçant ses épaules, à condition d’être en zone offensive. Dans le cas d’une pénétration, la prise d’appui et le ramassage du ballon déterminent le début de l’action de tir. L’EuroLeague prend également des décisions sur des situations particulières très débattues :
- Le “Rip-Through” : Le contact latéral créé par un attaquant qui balaie ses bras vers le défenseur ne donnera jamais lieu à des lancers francs ; il sera systématiquement sifflé comme une faute au sol.
- Le contact sur la main : Un contact après le lâcher du ballon n’est admis que s’il est léger et intervient proprement sur la main. Tout contact sur le poignet, l’avant-bras ou le corps sera rigoureusement sanctionné.
- La zone de réception : Il s’agit de la modification majeure en matière de sécurité. Si un défenseur pénètre dans l’espace d’atterrissage du tireur et que ce dernier retombe sur son pied, l’action sera immédiatement sanctionnée par une faute disqualifiante, et non plus par une simple faute antisportive.
Réorganisation des fautes : disparition de la faute antisportive
Une grande nouveauté dans la nomenclature arbitrale : la faute antisportive disparaît sous sa forme traditionnelle et est désormais divisée en deux catégories distinctes (avec la même réparation en termes de lancers/possession, mais un impact direct sur la disqualification) :
- La faute disruptive : Elle sanctionne les infractions tactiques qui interrompent le rythme du jeu ou empêchent une contre-attaque sans être violentes. Elle ne compte pas pour l’expulsion automatique.
- La faute flagrante : Elle concerne les contacts violents, dangereux ou en dehors de l’esprit du jeu. Elle entraîne directement la disqualification du joueur.
De plus, les fautes techniques sont désormais classées en deux catégories :
- Catégorie 1 (comptabilisées pour l’expulsion) : Comprend le manque de respect envers l’arbitre, la provocation, la gêne visuelle d’un adversaire, ainsi que la simulation, qui est immédiatement sanctionnée sans avertissement préalable.
- Catégorie 2 (non disqualifiantes) : Inclut les retards de jeu (qui conservent un avertissement préalable), le fait de s’accrocher au cercle après un dunk ou le contre illégal défensif sur le dernier lancer franc.
Un joueur sera expulsé après avoir accumulé deux fautes techniques de Catégorie 1, deux fautes flagrantes, ou une combinaison des deux. En ce qui concerne les entraîneurs, deux fautes techniques personnelles de Catégorie 1 ou trois fautes attribuées au banc entraîneront l’exclusion immédiate.
Règles spécifiques
Cette annonce a également été l’occasion pour l’EuroLeague de rappeler certains ajustements précis qui diffèrent des règles FIBA standards :
- Challenges des entraîneurs : Chaque entraîneur dispose de deux challenges par match, mais en perd un s’il n’en a pas utilisé au moins un au bout de 38 minutes. Une nouveauté importante : un coach ne peut pas demander un challenge pour vérifier l’identité d’un joueur ayant commis une faute (seuls les arbitres peuvent corriger une erreur d’attribution).
- Invasion du terrain : En cas de bagarre sur le terrain, si un membre du banc entre sur le terrain pour séparer les protagonistes, il ne sera pas sanctionné, tant que son innocence est prouvée par la vidéo. En revanche, un entraîneur ou un membre du banc qui pénètre sur le terrain pour perturber une contre-attaque adverse sera immédiatement disqualifié.









