Dominique Malonga évoque l’évolution tactique des Bleues après la Coupe du monde

« Ramener le jeu intérieur au niveau de notre jeu extérieur » : Dominique Malonga fixe le cap tactique des Bleues

À seulement 20 ans, Dominique Malonga (1,98 m) a fait un bond impressionnant lors de la Coupe du monde féminine, marquant une étape significative après une olympiade où elle a découvert les grandes compétitions internationales. Son rôle au sein de l’équipe dirigée par Jean-Aimé Toupane est devenu essentiel, surtout après avoir remporté une médaille d’argent historique sur la scène mondiale.

Bien que la déception soit encore présente, la joueuse de Seattle a partagé ses réflexions avec un groupe de journalistes, prenant conscience de l’ampleur de son parcours mondial.

« La médaille d’argent, la plus difficile des médailles »

Malgré une finale difficile où elle a marqué 21 points et pris 6 rebonds, l’intérieure tricolore a reconnu qu’elle ressentait encore le poids de la défaite contre l’équipe américaine. Avec un esprit un peu plus apaisé, Dominique Malonga a déclaré.

« Franchement, je ne réalise toujours pas. Je suis encore sur la défaite mais dans quelques jours, ça ira mieux. Et je vais me dire que je suis vraiment vice-championne olympique… euh pardon, vice-championne du monde! »

, a-t-elle souri après un lapsus révélateur. Les deux distinctions sont désormais inscrites à son palmarès.

Comme ses coéquipières, elle ressent une certaine déception. Malonga a exprimé cette frustration.

« C’est tellement dur de se satisfaire d’une défaite à la fin de la journée. Souvent, on dit que la médaille d’argent est la plus difficile parce que tu l’as sur une défaite. Ce n’est pas une désillusion face à une vraie adversité, mais on avait vraiment confiance en nous. On essaie d’être fière de nous parce que c’est un bon résultat. »

« La constance sur 40 minutes », un manque fatal en finale

Lorsqu’elle a été interrogée sur les aspects tactiques et mentaux nécessaires pour surmonter les meilleures équipes, Malonga a souligné un manque de constance durant le match, surtout face aux accélérations de l’adversaire. Elle a néanmoins insisté sur l’importance de maintenir l’édifice tactique établi depuis plusieurs mois.

« Déjà, je pense qu’on est sur le bon chemin. La manière dont le groupe est construit et le jeu que nous pratiquons : c’est un beau basket qui doit perdurer. Ce qui nous a peut-être manqué hier, c’était la constance. Nous avons bien commencé, mais dans la deuxième mi-temps, elles ont accéléré, et nous n’avons pas pu suivre leur rythme. Être sous gros régime pendant 40 minutes, je pense que cela aurait fait la différence pour nous rapprocher d’une victoire. »

« Ramener le jeu intérieur au niveau du jeu extérieur français »

Forte de cette expérience et d’un groupe qui ne s’était « pas retrouvé comme ça depuis les Jeux », Dominique Malonga a prouvé sa capacité à rivaliser avec les meilleures intérieures mondiales. Avec près de 12 points de moyenne et 6,5 rebonds par match, elle souligne cependant que la raquette française n’a pas encore atteint son potentiel maximum.

« Je vais vraiment être dans un rôle où je peux apporter à l’équipe tout le temps. Chaque fois que je suis sur le terrain, je veux faire une différence. J’aurais aimé le faire plus tôt en finale, mais c’est bon de savoir que je peux avoir des moments où je prends plus de place sur le terrain. Cela nous offre une arme supplémentaire. Nous nous reposons encore énormément sur notre jeu extérieur avec de grands talents. Ramener le jeu intérieur de l’équipe de France au niveau de notre jeu extérieur, pour avoir un équilibre réel, est le prochain objectif que nous devons atteindre. »

Alors qu’elle se prépare pour les compétitions à venir sous le maillot bleu, les joueuses retournent à leurs obligations respectives. Pour Dominique Malonga, cela impliquera quatre matchs en WNBA, suivis d’une seconde saison dans la ligue privée Unrivaled de janvier à mars. « Il y a aussi des fenêtres pour l’équipe de France qui arrivent, notamment en mars », se rappelle-t-elle. « Nous ne construisons pas les listes, mais chacune fera de son mieux pour être présente lors du prochain rassemblement. Ce groupe a très bien fonctionné. Personnellement, je sais que l’équipe de France est toujours une priorité et je ferai en sorte d’être là pour les grands événements. »

Depuis Paris, XV° arrondissement…