Basketball Champions League : le classement des dix meilleurs CV

Basketball Champions League : le top 10 des plus beaux CV

1. Ricky Rubio (Asisa Joventut)

À 35 ans, Ricky Rubio demeure une figure emblématique du basketball européen. En devenant le plus jeune joueur à participer à un match de la Liga ACB à seulement 14 ans avec Badalone, il a rapidement acquis une réputation de prodige dans le monde du basketball espagnol et international. Avec son club formateur, La Pistola, il remporte l’EuroCup en 2006, ainsi qu’une Copa del Rey et l’ULEB Cup en 2008.

Drafté en 5e position par les Timberwolves lors de la Draft NBA, il passe deux années en Catalogne, où il rejoint le rival FC Barcelone, remportant l’EuroLeague en 2010 et la Liga Endesa en 2011. En tout, il dispute 712 matchs en 12 saisons en NBA avec Minnesota, Utah, Phoenix et Cleveland. Meneur reconnu pour sa vision du jeu et sa capacité à faire briller ses coéquipiers, il a notamment enregistré quatre saisons avec plus de 2 interceptions par match en NBA.

Son parcours américain est cependant marqué par plusieurs blessures au genou et une pause pour des raisons de santé mentale. Il fait son retour au Barça en 2024, avant de revenir à Badalone la saison dernière (13,4 points, 3,4 rebonds et 5,3 passes décisives en 21 minutes en championnat espagnol), 16 ans après son départ. La Liga ACB le classe actuellement comme le 2e meilleur passeur de l’histoire de la Liga Endesa et le 6e dans l’évaluation.

Il a également été un pilier de la génération dorée de la Roja. En équipe nationale espagnole (93 sélections), il a remporté une médaille d’argent aux JO de Pékin en 2008 à seulement 17 ans, suivi de titres de champion d’Europe en 2009 et 2011, ainsi qu’une médaille de bronze aux JO de Rio en 2016. Le sommet de sa carrière? Le titre de champion du monde en 2019, où il a été élu MVP. Un chef-d’œuvre.

2. Willy Hernangómez (Unicaja Malaga)

Autre espoir prometteur du basketball espagnol, Willy Hernangómez, formé au Real Madrid, fait ses débuts professionnels en 2013 sous forme de prêt à Séville. Sélectionné en 35e position lors de la Draft NBA 2015 par Philadelphie, ses droits sont transférés aux New York Knicks, et il attend une année au Real Madrid. Cette saison lui permet d’ajouter à son palmarès une Liga Endesa et une Copa del Rey.

Arrivé aux États-Unis à l’été 2016, le grand frère de Juancho Hernangómez passe sept saisons en NBA, jouant pour New York, Charlotte puis New Orleans. Nommé dans la All-Rookie First Team en 2017, il peine à s’imposer comme un joueur clé dans la ligue, avec 344 matchs au compteur et une moyenne de 7,3 points et 5,8 rebonds. Il fait son retour en Europe en 2023 pour rejoindre le FC Barcelone, avant de signer à Malaga lors de la dernière intersaison.

Mais c’est surtout avec la sélection espagnole qu’il a marqué les esprits, en décrochant 5 médailles internationales. Double champion d’Europe (2015 et 2022), médaillé de bronze aux JO de Rio en 2016 et lors de l’Euro en 2017, il est également champion du monde en 2019 et a été élu MVP de l’EuroBasket 2022 après avoir battu la France en finale.

3. Thomas Heurtel (AEK Athènes)

Thomas Heurtel est un personnage haut en couleur du basketball français. Après avoir été révélé à l’Élan Béarnais puis à Strasbourg, il construit sa carrière en Espagne à Alicante puis à Vitoria, où il découvre l’EuroLeague entre 2011 et 2014. Son passage à l’Anadolu Efes marque un tournant : il termine meilleur passeur de l’EuroLeague en 2015 et 2016, avant de rejoindre le FC Barcelone en 2017. En Catalogne, il remporte deux Coupes du Roi consécutives (2018, 2019), étant élu MVP à chaque fois.

Ses aventures ne se déroulent pas toujours sans accroc ces dernières années, mais il parvient tout de même à remporter le doublé Coupe-championnat avec l’ASVEL en 2021 et le championnat d’Espagne en 2022 avec le Real Madrid. Ses péripéties l’ont mené en Russie au Zénith Saint-Pétersbourg (ce qui l’a écarté de l’équipe de France pendant deux ans), en Chine à Shenzhen, puis de nouveau en Espagne à La Corogne et à Villeurbanne la saison passée.

En équipe nationale, l’Agathois est bloqué à… 99 sélections. Son palmarès parle de lui-même : champion d’Europe en 2013, médaillé de bronze au Mondial 2014, médaillé d’argent aux JO de Tokyo en 2021 et à l’EuroBasket en 2022. À 37 ans, un nouveau défi l’attend dans la capitale grecque.

4. Nicolas Laprovittola (Asisa Joventut)

Une autre légende du basketball international. Formé en Argentine et ayant débuté sa carrière au Brésil, Nicolas Laprovittola a su se bâtir un CV impressionnant en Europe. Après un passage au Rytas Vilnius puis à l’Estudiantes Madrid, le meneur italo-argentin a connu brièvement la NBA (16 matchs avec les San Antonio Spurs) avant de devenir une référence dans le championnat espagnol.

Après un passage par Baskonia, il explose avec la Joventut Badalone, où il termine meilleur marqueur et meilleur passeur de la Liga Endesa, décrochant le titre de MVP en 2018-2019. Cela lui ouvre les portes du Real Madrid, où il remporte une Copa del Rey et deux Supercoupes d’Espagne, puis signe au FC Barcelone en 2021. Après cinq ans au Barça (une Liga Endesa en 2023 et une Coupe du Roi en 2022), l’Argentin fait son retour à Badalone pour trois saisons.

Avec la sélection argentine, il a décroché l’argent à la Coupe du monde 2019 et remporté l’or au championnat des Amériques en 2022, éliminant notamment les États-Unis en demi-finale, après avoir obtenu deux médailles d’argent en 2015 et 2017, ainsi qu’une médaille de bronze en 2013.

5. Derrick Williams (AEK Athènes)

Derrick Williams est surtout connu pour sa deuxième place à la Draft NBA 2011 (derrière Kyrie Irving), fruit d’une progression rapide en NCAA à l’université d’Arizona. Cette mise en lumière lui a permis de s’établir en NBA durant sept saisons, jouant pour Minnesota, Sacramento, New York, Miami, Cleveland et les Los Angeles Lakers (428 matchs au total).

Depuis 2018, l’ailier-fort parcourt le monde avec des expériences en Chine, à Porto Rico et même l’an dernier en Corée du Sud. En Europe, il a accumulé cinq saisons d’EuroLeague avec le Bayern Munich (champion d’Allemagne en 2019), Fenerbahçe (coupe de Turquie en 2020), Valence, le Maccabi Tel-Aviv et le Panathinaïkos, totalisant 160 matchs avec une moyenne de 11 points et 3,6 rebonds.

6. Ante Tomic (Asisa Joventut)

Un troisième joueur de Badalone dans ce classement, et cela ne surprend pas. Ante Tomic célébrera ses 40 ans en février prochain, une longévité peu commune pour un pivot mesurant 2,16 m. Pourtant, le Croate n’a évolué qu’au sein de quatre clubs durant sa carrière et n’a pas quitté le championnat d’Espagne depuis janvier 2010 (3e évaluation de l’histoire de la Liga ACB).

MVP de la Ligue adriatique en 2009 avec son club formateur, le KK Zagreb, il se fait connaître au Real Madrid (2010-2012) avant de passer le reste de la décennie au FC Barcelone. Avec le club catalan, il a notamment remporté une Liga Endesa (2014), trois Coupes du Roi (2013, 2018 et 2019) et une Supercoupe d’Espagne, tout en étant élu dans le cinq majeur de l’EuroLeague en 2013 et 2014, puis dans le deuxième cinq en 2015. Pour un vétéran, son rendement reste exceptionnel avec Badalone, club qu’il a rejoint en 2020, dans le championnat espagnol (encore trois fois MVP du mois en 2024-2025).

Il lui manque probablement une médaille avec la Croatie, lui qui a été tout près du bronze à l’Euro 2013 (4e place), disputant deux Coupes du monde (2010, 2014) et annonçant sa retraite internationale après l’Euro 2015.

7. Tony Snell (Cholet Basket)

Peu de joueurs ont dépassé les 600 matchs NBA en Europe. Tony Snell en fait partie (601 matchs de saison régulière, dont 310 comme titulaire, et 47 de playoffs). Drafté en 20e position en 2013 par les Chicago Bulls après un cursus complet à New Mexico, l’ailier passe neuf saisons dans la Grande Ligue, jouant pour Chicago, Milwaukee, Detroit, Atlanta, Portland et New Orleans avec des moyennes de 6,1 points, 2,3 rebonds et 1,1 passe.

Après 2022, il reste aux États-Unis via la G-League avant de traverser l’Atlantique pour la première fois, après trois années d’attente. À Boulazac, il réalise une première saison convaincante en Betclic ÉLITE, avec une moyenne de 8,1 points et 2,7 rebonds, notamment avec 51,8 % de réussite à trois points ! À 35 ans en novembre, il est prêt à découvrir la Coupe d’Europe avec Cholet.

8. Tibor Pleiss (Rasta Vechta)

Avec ses 14 saisons d’EuroLeague à son actif, Tibor Pleiss (37 ans en novembre) a marqué la dernière décennie du basketball européen. Champion d’Allemagne à trois reprises avec Bamberg entre 2010 et 2012, le pivot allemand de 2,18 m a parcouru le continent, goûtant même à la NBA lors de la saison 2015-2016 (12 matchs avec le Jazz, lui qui a été drafté en 31e position en 2010). Dans l’ordre : Baskonia, FC Barcelone, Galatasaray, Valence puis… Anadolu Efes !

C’est avec le club turc qu’il a écrit les plus belles pages de sa carrière (2018-2024), remportant deux fois l’EuroLeague en 2021 et 2022, ainsi que trois titres de champion national (2019, 2021, 2023). Depuis, les blessures l’ont rattrapé, mais il a gardé le rythme avec Trapani (Italie) puis avec Rasta Vechta, futur adversaire de Cholet. Il a raté le doublé Coupe du monde – EuroBasket avec la Mannschaft, mais compte tout de même 109 sélections avec l’équipe nationale allemande.

9. Xavier Tillman (Trabzonspor)

Formé à Michigan State, Xavier Tillman est sélectionné en 35e position de la Draft NBA 2020 par Sacramento, avant de rejoindre les Grizzlies. Capable d’évoluer aux postes 4 et 5, il s’impose dans la rotation de Memphis, avec notamment une saison 2022-2023 à 7 points et 5 rebonds de moyenne. En février 2024, il est transféré aux Celtics, où il décroche quelques mois plus tard le titre NBA (8 matchs durant les playoffs).

Après deux saisons supplémentaires à Boston, suivies d’un court passage par les Charlotte Hornets en 2025-2026, Tillman a décidé de traverser l’Atlantique à l’été 2026, après six saisons et 317 matchs dans la Grande Ligue. L’intérieur américain de 27 ans a signé avec Trabzonspor.

10. Paul Lacombe (Nanterre 92)

Nous aurions pu choisir d’autres joueurs (Chimizie Metu, Dyshawn Pierre, Alen Omic, Amine Noua ou d’anciens joueurs NBA ayant eu leur heure de gloire, pour n’en citer que quelques-uns), mais notre choix s’est porté sur Paul Lacombe. D’abord parce qu’il a remporté une médaille lors de la Coupe du monde 2019 en Chine, bien qu’il ait joué un rôle d’ombre (3 entrées), mais en éliminant les États-Unis en quarts de finale !

Ensuite, parce qu’il est devenu un indéboulonnable du championnat de France, avec 594 matchs de Betclic Elite au compteur au 2 octobre 2026. L’arrière de Nanterre est double champion de France avec l’ASVEL (2021, 2022), double vainqueur de la Coupe de France (2015, 2021) et triple vainqueur de la Semaine des As / Leaders Cup (2010, 2015, 2018).