Arnaud Tessier souligne la pression sur Limoges après la défaite à Pau

Limoges "évidemment sous pression" reconnaît son coach après le nouveau revers à Pau

Arnaud Tessier a réagi à la défaite du Limoges CSP lors du clasico face à Pau (85-81) pour la 5e journée de Betclic ÉLITE, qui s’est déroulée ce dimanche 25 octobre. Son équipe a été dominée tout au long de la rencontre, accusant jusqu’à 19 points de retard à deux reprises, avant de réduire l’écart à deux points en fin de match (81-79). Tout comme son meneur Andrew Albicy, l’ancien entraîneur de Nantes et Bourg a déploré le manque d’agressivité au démarrage de ce match crucial.

Le retour à la marque de ses joueurs en fin de rencontre n’a pas été suffisant à ses yeux; il ressent une déception et est conscient de la pression qui pèse sur lui et son équipe. Une réaction est impérative lors du prochain match contre Boulazac.

Sur la défaite et la première mi-temps du Limoges CSP:

« Nous avons évidemment des regrets. Cependant, concernant cette défaite, il y a un problème. L’intensité de notre début de match et de notre première mi-temps n’est pas à la hauteur de la première division. Pour moi, c’est un souci.

Je prends donc la responsabilité de ne pas avoir suffisamment préparé mon équipe à se comporter comme une équipe de guerriers. Aujourd’hui, nous faisons du bon basket, nous réalisons des choses intéressantes. En seconde mi-temps, nous revenons avec de meilleures intentions et nous ne lâchons pas. Nous avons apporté quelques modifications et Pau nous a également donné l’occasion de revenir. Mais je considère que c’est très insuffisant par rapport à nos attentes et à ce que nous désirons avec cette équipe.

Malgré la présence de joueurs expérimentés, je réitère que je ne les ai pas assez bien préparés. L’entraîneur de Pau, en revanche, a bien préparé son équipe. »

Sur Andrew Albicy, qui a déclaré que la défaite lui incombe:

« Nous sommes deux dans ce cas ! Je me joins à lui. L’idée n’est pas de chercher des coupables, mais à un moment donné, il faut assumer ses responsabilités. Et moi, je vais le faire. Aujourd’hui, nous ne pouvons pas être aussi bienveillants que nous l’avons été.

C’est donc de ma faute. La différence en seconde mi-temps, c’est que nous avons réintroduit de l’intensité. Et cette intensité est primordiale dans cette division. Parfois, il faut peut-être jouer un peu moins bien au basket, mais mettre beaucoup d’agressivité sur le ballon, sur les lignes de passe, au rebond. C’est ce que nous avons fait, mais c’était trop tard.

Lorsque l’on donne autant de confiance à un adversaire de qualité, dans cette salle, on est toujours en retard. Aujourd’hui, c’est très, très décevant. »

Sur la blessure de Nicolas Lang, touché à la cheville dès le début du match:

« Je ne cherche pas d’excuses derrière les blessures. Bien sûr, nous ne prenons pas de risques. Il a essayé de revenir. Nous nous connaissons depuis longtemps, donc s’il me dit non, c’est non.

Cependant, cela ne change rien à notre situation. C’est un match où, au-delà de la victoire, nous aurions dû entrer dans la bataille, avec l’intensité et l’engagement nécessaires. Aujourd’hui, nous avons failli à cela. Ils nous ont infligé de gros dégâts en première mi-temps.

Mais je le répète : Andrew parle de lui, moi je parle de moi. Donc cela fait deux. Vous pouvez écrire qu’il y a déjà deux personnes qui ne sont pas satisfaites d’elles-mêmes ! »

Sur les solutions pour retrouver l’intensité affichée en deuxième mi-temps:

« Allons-nous retrouver cette intensité sous pression ? Car, évidemment, nous sommes sous pression. Avec un bilan d’une victoire pour quatre défaites et les ambitions que nous avons, ce n’est pas bon. De plus, nous sommes à Limoges.

Je suis très déçu pour tous les supporters qui ont fait le déplacement et à qui nous offrons cela. C’est inimaginable pour moi, c’est déplorable. Ils se déplacent, paient leur billet et, au final, nous leur proposons ce spectacle.

De surcroît, c’était un moment important. Au vu des événements à Limoges, nous voulions offrir un peu de lumière dans ce nuage, comme je l’avais dit. Et c’est une nouvelle déception.

Je m’en veux, bien sûr. Je suis très, très déçu de ce que nous avons montré. Au-delà d’une victoire ou d’une défaite, c’est cette notion d’engagement qui me préoccupe. Aujourd’hui, j’ai vraiment du mal à comprendre pourquoi nous n’avons pas été à la hauteur dans ce domaine. C’est pourquoi je dis que c’est de ma faute. »

Au Palais des Sports de Pau,