« Ils vont le faire. » Dans les tribunes de l’Adidas Arena, le Boulazac Basket Dordogne a semé le doute parmi les supporters du Paris Basketball à la pause. En tête à la mi-temps avec un score de 41-44, les coéquipiers d’Antoine Eïto ont imposé de sérieux problèmes aux Parisiens. Cependant, ce dernier s’est réveillé dans le dernier quart d’heure. Grâce à Tyson Etienne et Jared Rhoden, le club parisien a comblé son retard et renversé la situation, s’imposant finalement 90-75.
Lors de la conférence de presse, le leader périgourdin, Antoine Eïto, a laissé derrière lui l’amertume du « Clasico » proclamé par Paris. Avec un sourire et une pique à l’adresse de ses adversaires, il a déclaré : « C’est pas si mal pour des bouseux, non ? ». De plus, le président parisien, David Kahn, a même présenté ses excuses à la mi-temps pour des propos controversés, comme l’a rapporté Eïto, scellant ainsi l’incident.
Un coup de mou physique face à l’armada parisienne
Durant plus de trois quart-temps, les Périgourdins ont réussi à faire trembler le club d’EuroLeague. Cependant, privés à la dernière minute de Patrick Beverley, touché aux ischios, les hommes d’Alexandre Ménard ont dû faire face à un manque de rotations en raison d’absences sur les lignes arrières. Les 15 points d’écart à la fin du match peuvent sembler sévères compte tenu du déroulement général.
« On a craqué physiquement », admet Antoine Eïto. « On encaisse 28-16 dans le dernier quart-temps. À la fin du troisième, on n’est qu’à trois points (62-59, 30′). On a donné un dernier coup de collier à la 35e minute et ensuite on explose. Après, on joue sans Pat [Beverley], donc ça fait une rotation en moins. Et face à une équipe qui évolue rapidement sur les extérieurs, il aurait été bénéfique d’avoir un joueur supplémentaire. C’est dommage, on était venus pour réaliser un coup et on n’a pas réussi. »
« On sait qui on est »
Avec 13 points et 7 passes décisives, Antoine Eïto, en multipliant les minutes sous pression, refuse de justifier cette défaite par des excuses. « On sait qui on est, il n’y a pas de problème. Comme je le dis, on joue à neuf, il n’y a pas de regrets à avoir », explique le meneur. « Cette saison est difficile, nous ne sommes plus dans la dynamique de montée comme l’année dernière. La saison passée, c’était un peu exceptionnel. Ce match n’était pas spécialement préparé, mais nous travaillons bien lors des entraînements. »
Malgré cette défaite, le vestiaire périgourdin préfère tirer parti des trente-cinq minutes de jeu de qualité qu’ils ont livrées à Paris. La suite du championnat s’annonce décisive, avec la réception du Mans au Palio dès la semaine prochaine. « Nous n’avons pas de quoi être fiers, car nous perdons le match, mais nous avons la matière et le contenu pour continuer à progresser et remporter des victoires », conclut l’arrière. « L’objectif est de maximiser nos chances à domicile avec le soutien du public et l’ambiance au Palio, et d’aller chercher deux ou trois victoires à l’extérieur. »
Depuis l’Adidas Arena, Paris…









