« Depuis plusieurs mois, nous avons observé attentivement l’évolution du SCABB. » Afin de ne pas s’impliquer dans le « psychodrame médiatique » lié au club sud-ligérien cet été, que la municipalité juge « anecdotique », Andrézieux-Bouthéon a décidé de s’exprimer. Le maire, François Driol, a partagé sa position dans un communiqué de presse ce mercredi, annonçant la fin d’une collaboration qui vient de célébrer son deuxième anniversaire.
« Nous respectons les ambitions et les choix de la direction du club. Cependant, ces choix ne correspondent pas aux nôtres. C’est pourquoi, aujourd’hui, en prenant en compte cette nouvelle stratégie et à l’approche de la saison prochaine, nous avons décidé de nous retirer de l’Union SCABB », a déclaré l’édile concernant ce club.
Une organisation trop axée sur Saint-Chamond et Saint-Étienne?
François Driol a précisé que le projet ne les inclut plus au centre. Ceci alors qu’il avait été conçu autour d’une ambition sportive commune, respectant les identités respectives de l’ABLS et du SCBVG. « L’union devait être une force. Malheureusement, il semble que ce projet, auquel nous avons cru et que nous avons soutenu, s’est progressivement éloigné de notre territoire, de ses bases et de ses objectifs d’origine. »
« Les perspectives du SCABB, ses projets immobiliers et son organisation se développent presque entièrement à Saint-Chamond, à Saint-Étienne et dans les infrastructures de Saint-Étienne Métropole », a ajouté le maire, qui continue de soutenir Andrézieux-Bouthéon Loire Sud, le club d’origine d’Andrézieux-Bouthéon, détenant les droits sportifs en Nationale 1.
Pour permettre au SCABB de se développer, l’ABLS avait renoncé à son objectif de promotion en deuxième division, laissant cette opportunité à Saint-Chamond en 2024. L’idée était d’établir un centre de formation de basket professionnel autour d’Andrézieux-Bouthéon et de faire de Saint-Chamond, déjà en ELITE 2, le club de haut niveau du Sud de la Loire.
Ce sacrifice sportif ne semble plus avoir de sens aujourd’hui, alors que le SCABB avance dans son projet de SCABB Valley, un complexe de 5 000 m² intégrant des infrastructures sportives, comprenant un centre de formation, un espace de loisirs et des projets immobiliers autour de l’Aréna de Saint-Chamond. La première pierre a été posée en juillet 2026.
Quelles conséquences?
Ce retrait entraîne l’arrêt des subventions que la mairie d’Andrézieux-Bouthéon accordait à l’association gérant le SCABB Lab. Cette association comprend l’équipe réserve du SCABB en NM1, ainsi que les Espoirs et les U18 Élite. Cela représente un manque à gagner d’environ 120 000 euros.
« Nous espérons sincèrement que le rapprochement engagé avec Saint-Étienne Métropole (dont nous faisons partie intégrante) permettra au SCABB de passer à un nouveau cap. Nous veillerons à ce que le soutien de Saint-Étienne Métropole (SEM) s’inscrive dans une approche garantissant l’intérêt général et la bonne utilisation des fonds publics », a indiqué la municipalité d’Andrézieux-Bouthéon, qui reste « ouverte à participer aux échanges nécessaires pour établir une nouvelle organisation ».
Touchée par la perte de cette subvention, l’association Union SCABB « prend acte » de cette décision. Elle déplore auprès du journal Le Progrès une « décision unilatérale, soudaine et dont le timing, intervenant le 16 septembre, pose problème alors que les budgets sont construits depuis près de cinq mois pour répondre aux exigences des instances fédérales. »
Bien que cela ne remette pas en question l’existence ni le fonctionnement de l’association, plusieurs interrogations subsistent. Cela inclut notamment celle du lieu où le SCABB Lab évoluera cette saison, alors que les premiers matchs de la saison sont prévus au palais des sports d’Andrézieux-Bouthéon.









