Andrew Albicy exprime ses regrets sur Vincent Collet et la finale des JO 2024

« Qu’est-ce qu’il fait ?! » : Andrew Albicy livre ses vérités sur Vincent Collet, et ses choix malheureux en finale des Jeux Olympiques 2024

Andrew Albicy, nouveau meneur de Limoges, a rompu le silence concernant l’équipe de France, moins de six mois après sa dernière apparition en Bleu lors de la fenêtre de qualification de février 2026. Dans un entretien accordé à First Team, il a partagé ses regrets à propos de la finale des Jeux Olympiques de Paris 2024 et a évoqué sa relation complexe avec l’entraîneur Vincent Collet.

Incompréhension face aux choix tactiques en finale

Bien que Vincent Collet ait été élu meilleur entraîneur du tournoi olympique malgré la défaite contre les États-Unis, l’atmosphère au sein du groupe, en particulier sur le banc lors de la finale, semble être très différente. Andrew Albicy critique l’approche tactique du sélectionneur face à l’équipe américaine, arguant qu’elle a pu nuire à la dynamique établie par les joueurs durant les tours précédents.

« L’erreur que l’on commet en finale, c’est de modifier toute la rotation une fois de plus, » a-t-il déclaré. Il souligne l’intégration soudaine de Bilal Coulibaly, qui avait peu joué auparavant, dans la rotation. « On avait un roster qui fonctionnait. Pourquoi ne pas continuer avec cela ? » s’interroge-t-il, en précisant qu’il ne remet pas en cause la performance individuelle de Coulibaly, mais plutôt la rupture de la continuité.

Le sentiment d’incompréhension a atteint son comble lorsque le staff a choisi de ne pas faire jouer de meneur durant certaines phases. « À un moment donné, il ne met pas de meneur sur le terrain… Avec Franck [Ntilikina], on se regardait et on se disait : ‘Mais qu’est-ce qu’il fait ?’ On ne comprenait pas, » avoue-t-il. Pour le néo-Limougeaud, cela souligne un gâchis : « Si nous avions été mieux tactiquement, nous aurions pu les battre… Je ne dis pas que nous aurions gagné, mais nous aurions eu plus de chances. »

Des joueurs confinés dans des rôles

Cette finale olympique illustre une relation compliquée entre Albicy et Collet, un entraîneur qu’il décrit comme ayant tendance à « mettre les gens dans des cases, dans des rôles ». Albicy confie que ce cadre a parfois été un fardeau pour son jeu : « Mentalement, cela te touche… Parfois, on te dit indirectement : ‘Tu as marqué un panier, mais la prochaine fois, c’est lui qui est à côté.’ Inconsciemment, tu peux ne pas tenter le tir suivant et passer le ballon. Tu ne regardes même pas le panier. »

Le parcours d’Albicy en équipe de France a été marqué par une longue période sans sélection, de 2012 à 2017, sans le moindre contact avec le coach. « Zéro contact, » confirme-t-il, ajoutant que sans le conflit entre la FIBA et l’EuroLeague, qui a entraîné la création des « fenêtres », il n’aurait probablement jamais eu l’occasion de revêtir à nouveau le maillot tricolore. Son absence lors de la Coupe du Monde 2023, qu’il a vécue comme une frustration terrible après avoir tout planifié pour y participer, demeure une douleur.

Malgré ses critiques tactiques et ses périodes d’absence, Albicy quitte la scène internationale « en paix ». Son titre de champion d’Europe U20 en 2010 reste son « meilleur souvenir » en raison de la liberté qu’il ressentait à l’époque, sans oublier les rôles significatifs qu’il a pu jouer, notamment lorsque l’EuroLeague était en conflit avec les sélections, ce qui avait permis au talent du petit meneur de s’exprimer pleinement.

L’interview complète est disponible en podcast et sur YouTube.